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Jan T. GROSS 8- L’historien face au roman national

Date : 03.12.2017 — Vidéo 31 min. — Audio 31 min.

L’un des objectifs des pouvoirs totalitaires au XXe siècle fut de changer l’homme; d’où le rôle central de la propagande et des intellectuels, ces ingénieurs des âmes comme aimait les appeler Joseph V. Staline. Si nombre d’intellectuels succombèrent aux utopies au risque du pire, la plupart, même sans appartenir nécessairement à la catégorie d’ennemi du régime, sans être Juif pour les uns, ou bourgeois pour les autres, manifestèrent assez tôt leur désaccord profond, ontologique. Certains payèrent de leur vie leur opposition au pouvoir; d’autres choisirent l’exil ou encore le silence.

Ce colloque, organisé à l’occasion de l’anniversaire de la Charte 77, a pour objectif de rappeler le rôle des intellectuels dans les sociétés tyranniques mais aussi des dangers de la pensée totalitaire dans les sociétés en crise ou encore en mutation. Quel est le rôle que les intellectuels ont joué dans la lutte contre le totalitarisme ? Représentent-ils (toujours) un « Pouvoir des sans-pouvoirs », pour paraphraser Václav Havel ? Quelles leçons peut-on tirer aujourd’hui de la bravoure des uns comme des lâchetés de bien d’autres ?

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